La mort est mon métier

La mort est mon métier
Auteur

Robert MERLE

Résumé

Rudolf est un jeune allemand issu d'une famille croyante et on ne peu plus rigide. Le père, officier de l'armée, dirige sa famille d'une main de fer. Ses enfants lui doivent le plus strict respect ainsi qu'une totale obéissance au point que chaque enfant est contraint de se mettre au garde à vous en sa présence. Il impose à Rudolf de se faire ordonner prêtre, mais celui-ci se rebiffe contre l'autorité paternelle et réussit à s'engager dans les Dragons de l'armée allemande. Il mène en parallèle à sa vie militaire des activités douteuses pour le parti extrémiste qui le conduisent en prison où il passe cinq années de sa vie avant d'être relâché pour bonne conduite. Quelques années plus tard, un officier lui annonce qu'il est muté à Auschwitz et désigné, en raison de ses talents d'organisateur, pour effectuer une tâche extrêmement délicate, celle d'en finir définitivement avec le problème juif.

Premières phrases


1913

Je tournai l'angle de la Kaiser-Allee, une bouffée de vent et de pluie glaciale cingla mes jambes bues, et je me rappelai avec angoisse qu'on était un samedi. Je fis les derniers mètres en courant, je m'engouffrai dans le vestibule de l'immeuble, je montai les cinq étages quatre à quatre, et je frappai deux petits coups.
Je reconnus avec soulagement le pas traînant de la grosse Maria. La porte s'ouvrit, Maria releva sa mèche grise, ses bons yeux bleus me regardèrent, elle se pencha et dit à voix basse et furtivement :
- Tu es en retard.


Extrait page 189

Le Parti décida de << me mettre au vert >> pendant un certain temps et il me trouva un emploi dans le haras du Colonel Baron von Jeseritz qui possédait un vaste domaine près de W., en Poméranie.
Mon nouveau travail m'enchanta. Les bêtes étaient belles, et bien tenues, les installations très moderne, et le Colonel Baron von Jeseritz - on l'appelait toujours << Herr Obrst >> bien qu'il ne fût plus en service - faisait régner une discipline de fer. Il était grand et maigre, le visage tanné et plissés de rides, avec une mâchoire démesurément longue qui, chose bizarre, lui donnait l'air, lui aussi, d'un cheval.


Mon avis

Un livre tout simplement superbe, on voit les choses d'un point de vue tout à fait différent, il est vrai que cette période de l'histoire est rarement vu du point de vue des "méchants".. Pourtant, avec ce roman, Robert Merle nous fait "aimé" le personnage, il m'est même arrivée d'être triste pour lui... Ce livre, je pense, n'a pas pour but d'attendrir la cruauté nazie de la seconde guerre mondiale envers les millions de personnes massacrées durant cette période. Mais, il est à lire car il nous fait vraiment réfléchir sur l'être humain et sur les atrocités qu'une seule personne est capable de faire à partir du moment où elle en a les moyens...

Ma note

9/10

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# Posté le mardi 18 décembre 2007 10:35

Modifié le samedi 21 février 2009 17:11

La nuit du renard

La nuit du renard
Auteur

Mary HIGGINS CLARK

Résumé

Le 24 mars à onze heures trente, le jeune Ronald Thompson, âgé de dix-neuf ans, mourra sur la chaise électrique pour avoir assassiné la femme de Steve Peterson, rédacteur en chef du magazine l'Événement. La compagne de Steve, Sharon Martin, est vivement opposée à la peine capitale, alors que Steve aimerait voir Ronald Thompson mort. En cette nuit glaciale de mars, Neil, fils de Steve, est à la maison avec Sharon lorsqu'un homme sonne à la porte. Neil se précipite pour ouvrir mais se voit rapidement projeté sur l'escalier du hall d'entrée ...

Premières phrases


Il était assis, immobile devant la télévision dans la chambre 932 de l'hôtel Biltmore. Le réveil avait sonné à six heure, mais il était debout depuis longtemps. Le vent froid et sinistre qui faisait trembler les vitres l'avait sorti d'un sommeil agité.
Les actualités du matin avaient commencé, mais il n'avait pas monté le son. Ni les nouvelles, ni les éditions spéciales ne l'intéressaient. Il voulait juste regarder l'interview.


Extrait page 72


Il se tourna vers Neil. << Ne le bâillonnez pas, je vous en prie, implora-t-elle. S'il a une attaque... vous ne pourrez pas avoir l'argent... vous devez prouver qu'il est vivant. Je vous en prie... je... je... vous aime. Vous êtes tellement intelligent. >>
Il la regardait, hésitant.
<< Vous... vous connaissez mon nom, mais vous ne m'avez pas dit le vôtre. J'aimerais bien pouvoir penser à vous. >>
Il lui prit le visage entre ses deux mains. Elles étaient calleuses, rudes. Impossible de les imaginer si habiles à manipuler les fils. Il se pencha sur elle. Son souffle était aigre, chaud. Elle supporta son baiser, brutal, sur ses lèvres, humide, s'attardant sur sa joue, son oreille.
<< Je m'appelle Renard, mumura-t-il d'une voix enrouée. Répétez mon non, Sharon.
- Renard. >>


Mon avis

Il reste mon préféré de Mary Higgins Clark, certainement car c'est le premier thriller que j'ai lu et qui m'a fait m'intéressé au monde du roman policier-thriller. Il est rempli de rebondissement et m'a tenu en haleine jusqu'aux dernières pages!

Ma note

9/10

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# Posté le mercredi 19 décembre 2007 08:45

Modifié le samedi 21 février 2009 17:10

Replay

Replay
Auteur

Ken GRIMWOOD

Résumé

En ce 18 octobre 1988, Jeff Winston se trouve dans son bureau new-yorkais, et écoute sa femme lui répérter au téléphone: "Il nous faut, il nous faut..." Il leur faudrait, bien sûr, un enfant, une maison plus confortable. Mais surtout parler. À coeur ouvert. Sur ce, Jeff meurt d'une crise cardiaque. Il se réveille en 1963 à l'âge de dix-huit ans, dans son ancienne chambre d'université. Va-t-il connaître le même avenir? Non, car ses souvenirs sont intacts. Il sait qui va gagner le prochain Derby, et ce qu'il en sera d'IBM et d'Apple... De quoi devenir l'homme le plus puissant du monde, jusqu'à... sa deuxième mort, et qu'une troisième, puis une quatrième vie commencent...

Premières phrases


Jeff Winston était en train de téléphoner à sa femme quand il mourut.
- Il nous faut... venait-elle de dire.
Il ne l'entendit jamais expliquer ce qu'il leur fallait, parce que quelque chose de lourd parrut s'abattre sur sa poitrine et chassa tout l'air de ses poumons. Le combiné lui tomba des mains et fendit le presse-papier de verre sur son bureau


Extrait page 194


Oh! merde, se dit-il; il était dans sa chambre d'enfant ches ses parents à Orlando. Quelque chose avait mal tourné, affreusement mal tourné. Pourquoi ne se réveillait-il pas dans sa turne d'Emory? Bon Dieu, était-il redevenu gamin, cette fois? Non, il avait des poils et même une érection matinale. Il se frotta le menton, sentit de la barbe. En tout cas, il n'était pas prépubère.
Il sauta du lit et se précipita dans la salle de bains attenante. Le chat suivit, espérant un petit déjeuner matinal, s'il fallait en croire l'heure du lever. Jeff alluma la lumière et se regarda fixement dans le miroir. Il avait vraiment la même gueule que la fois précédente, à dix-huit ans? Dans ce cas, que faisait-il donc chez ses parents?



Mon avis

Une histoire qui m'a plu dès les premières pages, après tout l'histoire n'est pas commode non plus, mourir et quand même continuer à vivre... Un livre très drôle et très bien écrit.

Ma note

8,5/10

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# Posté le jeudi 20 décembre 2007 06:31

Modifié le samedi 21 février 2009 17:10

L'enchanteur

L'enchanteur
Auteur

René BARJAVEL

Résumé


Qui ne connaît Merlin ? Il se joue du temps qui passe, reste jeune et beau, vif et moqueur, tendre, pour tout dire Enchanteur. Et Viviane, la seule femme qui ne l'ait pas jugé inaccessible, et l'aime ? Galaad, dit Lancelot du Lac? Guenièvre, son amour mais sa reine, la femme du roi Arthur ? Elween, sa mère, qui le conduit au Graal voilé ? Perceval et Bénie ? Les chevaliers de la Table Ronde ? Personne comme Barjavel, qui fait le récit de leurs amours, des exploits chevaleresques et des quêtes impossibles, à la frontière du rêve, de la légende et de l'Histoire.
Dans une Bretagne mythique, il y a plus de mille ans, vivait un Enchanteur. Quand il quitta le royaume des hommes, il laissa un regret qui n'a jamais guéri. Le voici revenu.


Premières phrases

Il y a plus de mille ans vivait en Bretagne un Enchanteur qui se nommai Merlin.
Il était jeune et beau, il avait l'oeil vif, malicieux, un sourire un peu moqueur, des mains fines, la grâce d'un danseur, la nonchalance d'un chat, la vivacité d'une hirondelle. Le temps passait sur lui sans le toucher. Il avait la jeunesse éternelle des forêts.
Il possédait les pouvoirs, et ne les utilisait que pour le bien, ou ce qu'il croyait être le bien, mais parfois il commettait une erreur, car s'il n'était pas un humain ordinaire, il était humain cependant.
Pour les hommes il était l'ami, celui qui réconforte, qui partage la joie et la peine et donne son aide sans mesurer. Et qui ne trompe jamais.
Pour les femmes, il était le rêve. Celles qui aiment les cheveux blonds le rencontraient coiffé d'or et de soleil, et celles qui préfèrent les bruns le voyaient avec des cheveux de nuit ou de crépuscule. Elles n'étaient pas amoureuses de lui, ce n'était pas possible, il était trop beau, inaccessible, il était comme un ange. Seule Viviane l'aima, pour son bonheur, pour son malheur peut-être, pour leur malheur ou leur bonheur à tous les deux, nous ne pouvons pas savoir, nous ne sommes pas des enchanteurs.

Extrait page 190

Le comportement des deux adolescents aux coeurs d'enfants avait rempli Merlin de satisfaction. Il lui était apparu qu'un grand amour était né entre eux pendant cette nuit chaste, et il espérait que cette belle et joyeuse passion garderait Perceval contre les autres tentations féminines, jusqu'à ce qu'il eût, enfin, trouvé le Château Aventureux.
Le Graal, il le savait, ne serait révélé qu'à un chevalier chaste et sans doute vierge. Il ne comprenait pas pourquoi, mais puisqu'il en était ainsi, il devait s'efforcer de protéger de son mieux ses chevaliers contre les tentations de la chair.
Il avait souvent demandé à Dieu de lui expliquer le pourquoi de ce paradoxe dont Viviane et lui-même souffraient tellement : s'Il avait fait l'homme et la femme différents et complémentaires, pourquoi était-ce un péché pour eux de se compléter? Pourquoi avait-Il établi entre eux une telle attirance, s'ils devaient user leurs forces à y résiter?


Mon avis

Un livre très bien écrit et que j'ai trouvé ''drôle''. L'histoire d'Arthur vu d'un autre point de vue et avec une légèreté magnifique.

Ma note

8/10

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# Posté le lundi 24 décembre 2007 07:07

Modifié le samedi 21 février 2009 17:09

L'homme à l'envers

L'homme à l'envers
Auteur

Fred VARGAS

Résumé


Le Mercantour est en ébullition : les loups sont de retour et laissent derrière eux leurs traces sanglantes ; les éleveurs sont prêts pour la battue et certains racontent que le meurtrier serait un solitaire, de taille exceptionnelle... À moins qu'il ne s'agisse d'un loup-garou ? Tout le monde y pense, surtout quand au massacre des brebis vient s'ajouter la première victime humaine ! Cinq personnages se lancent sur la piste du coupable et se jettent dans cette histoire extravagante d'homme à L'envers...

Premières phrases


Le mardi, il y eut quatre brebis égorgées à Ventrebrune, dans les Alpes. Et le jeudi, neuf à Pierrefort. << Les loups, dit un vieux, ils descendent sur nous. >>
L'aitre vida son verre, leva la main. << Un loup, Pierrot, un loup. Une bête comme t'en as jamais vu. Qui descend sur nous. >>


Extrait page 169

Camile engagea lentement le camion sur la route.
- C'est obligé d'emmener le chien? demanda-t-elle.
- Vous en faites pas, répondit le Veilleux, c'est un chien de troupeau. Il attaque les loups, les renards, les saletés de toutes sortes et les loups-garous mais il ne touche pas les femmes.
- Je ne m'en faisais pas, dit Camille doucement. C'est simplement qu'il sent fort.
- Il sent le chien.
- C'est ce que je disais.
- On ne peut pas empêcher un chien de sentir le chien. Interlock veillera sur nous. Comptez sur lui pour signaler cette vacherie de loup-garou à cinq kilomètres à la ronde. Personne n'est obligé de savoir qu'il a les dents limées.
- Limées?
- C'est un chien de troupeau. Faut pas que ça abîme les bêtes. Faut pas que ça prenne goût au sang, sinon faut l'abattre. Mais Interlock a du nez. Il a senti la baraque de Massart et il le trouvera.


Mon avis

En commançant le livre, je n'étais pas super emballée par l'histoire, mais au fil des pages je suis peu à peu rentrée dans l'histoire qui au final me plaît plutôt bien.


Ma note

7,5/10

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# Posté le lundi 24 décembre 2007 08:16

Modifié le samedi 21 février 2009 17:09